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Nadège Taty, lauréate d’un prix Jeunes Talents l’Oréal-UNESCO

La 11e édition du programme régional l’Oréal-UNESCO "Pour les Femmes et la Science en Afrique subsaharienne" a révélée cette semaine ses lauréates.

Le jury du Prix Jeunes Talents Afrique subsaharienne 2020, a sélectionné 20 jeunes femmes parmi près de 330 candidatures. Parmi elles, Nadège Taty, originaire de la République Démocratique du Congo, aujourd’hui doctorante à l’université de Montpellier, qui mène une thèse sur le diagnostic des vulnérabilités territoriales et la gouvernance des épidémies des maladies infectieuses dans les pays à ressources limitées, exemple de cas en RDC.

Une collaboration Nord-Sud

Nadège Taty a suivi le cursus du Master Écologie des maladies infectieuses, aléas naturels et gestion des risques (ECOM-ALGER), qui fait l’objet d’une collaboration étroite entre l’université de Kinshasa (RDC) et l’université de Franche-Comté, à cheval sur l’Europe et l’Afrique, dans les domaines de l’environnement et de la santé. Créé en 2014, le Master ECOM-ALGER de la faculté de médecine de Kinshasa, s’est donné pour but de former des femmes et des hommes ayant le sens du collectif, capables de s’insérer dans un contexte multidisciplinaire et de répondre par la recherche-action à la complexité sociétale et écologique de l’émergence des maladies en Afrique.
En 2017, Nadège soutenait son M2 au laboratoire Chrono-environnement sur le diagnostic des vulnérabilités territoriales aux épidémies de choléra, première tentative de transfert méthodologique des études réalisées sur les risques naturels vers l’analyse des risques épidémiques.

Des femmes scientifiques à l’honneur, une opportunité pour l’Afrique

Ce prix récompense chaque année 20 chercheuses pour l’excellence académique de leurs travaux, et les soutient au travers de dotations de 10 000 € pour les doctorantes et de 15 000 € pour les post-doctorantes, afin de leur permettre de poursuivre et consolider leurs travaux de recherche. Parmi les chercheurs au niveau mondial, on compte seulement 2,4 % de scientifiques africains, 31 % sont des femmes et 20,9 % issues de pays francophones. Nul doute que Nadège Taty fera rayonner ses recherches pour le plus grand bénéfice de l’Afrique et de la planète. Félicitations !

publié le , mis à jour le