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Gare aux légumes du potager !

Dans nos campagnes franc-comtoises nombreux sont ceux qui possèdent un petit coin de jardin. Mais gare à vos légumes s’ils ne sont pas cuits ou au moins abondamment lavés ! L’échinococcose alvéolaire est une maladie parasitaire transmise à l’homme par l’ingestion accidentelle d’œufs de parasite relargués dans les crottes des renards et des chiens.

En effet, les renards, de plus en plus citadins, viennent jusque dans nos jardins et peuvent y déverser leurs besoins… mais aussi votre chien, s’il chasse le campagnol, peut aussi vous rapporter la funeste bestiole ! Celle-ci, appelée Echinococcus multilocularis, est adaptée pour résister aux aléas du climat et persiste dans les sols pendant plusieurs mois. Ainsi, on ne se contamine pas seulement lors d’une balade en forêt et en mangeant des fraises des bois !

La larve du parasite se développe principalement dans le foie. Les symptômes apparaissent de nombreuses années après l’infestation et sont non spécifiques (douleurs abdominales, ictère). Le traitement consiste en une opération chirurgicale et/ou par une prise de médicament antiparasitaire au long cours. Néanmoins, le risque de développer la maladie est extrêmement faible et on rapporte seulement 40 nouveaux cas par an en France. Il est estimé que seule 1 personne sur 100 ayant ingéré des œufs du parasite développera la maladie.
Pour diminuer les risques, l’idéal est de clôturer votre potager, de vermifuger régulièrement votre chien et de bien laver vos fruits et légumes, sachant que seule une cuisson à une température > 70°C permet d’éliminer tous risques. La congélation ne suffit pas à éliminer les œufs du parasite conçus pour résister à nos hivers froids. (Affiche PDF 2,48 Mo)

Le CNR-E, une aide au contrôle et à l’évaluation de la maladie

Le Centre national de référence des échinococcoses (CNR-E), hébergé par le CHU Jean-Minjoz de Besançon et le laboratoire Chrono-environnement (UMR CNRS-Université de Franche-Comté) mènent des études sur le terrain pour mieux comprendre la dissémination du parasite dans l’environnement, et des études cliniques pour aider les médecins dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des patients. Le CNR-E dont une des missions est de Surveiller-Informer-Alerter, tient un registre national qui dresse la liste exhaustive des patients français atteints de cette maladie.

Travaillent sur cette thématique au laboratoire : Coralie Barrera, Anne-Pauline Bellanger, Sandra Courquet, Abdou Malik Da Silva, Florent Demonmerot, Jenny Knapp, Laurence Millon
En savoir plus : https://cnr-echinococcoses-ccoms.univ-fcomte.fr/

publié le , mis à jour le