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Tchernobyl 30 ans après : paradis pour la vie sauvage ou enfer irradié ?

Une conférence de Renaud Scheifler, écotoxicologue, qui présentera un état des lieux des connaissances scientifiques sur les répercussions de la radioactivité sur la faune et la flore.

Mardi 9 avril 2019 à 20h30, à l’UFR Sciences et Techniques, Amphi A, bâtiment Métrologie, 16 route de Gray à Besançon.

Le 26 avril 1986, le Monde changeait. Ce jour-là, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en République socialiste soviétique d’Ukraine (URSS) explosait suite à une succession d’erreurs humaines. Dans les 10 jours qui suivent, 12 milliards de milliards de becquerels partent dans l’environnement, soit 30 000 fois les rejets radioactifs atmosphériques émis en une année par toutes les installations nucléaires en exploitation dans le monde. L’Ukraine, la Biélorussie et la Russie reçoivent 60% de cette pollution, le reste contamine une grande partie de l’Europe centrale et de l’Ouest, dont la France. À Tchernobyl, une zone d’exclusion de 2600 km² (la superficie du Luxembourg) est mise en place, 250 000 personnes sont déplacées. Dans cette zone, la présence humaine chronique est réduite à quelques centaines de personnes, des habitants qui ont refusé de partir ou sont revenus, des techniciens, ingénieurs et scientifiques travaillant à la construction de l’arche de confinement ou étudiant les conséquences environnementales de l’accident. Les activités anthropiques se limitent à ces activités scientifiques et techniques, à un peu de foresterie, au tourisme légal et illégal, et au braconnage.
En marge des estimations des conséquences sanitaires variant de 50 décès directs à un million de morts induits par la radioactivité, les rumeurs vont bon train sur les impacts environnementaux de la pollution radioactive. Pour certains, Tchernobyl serait une zone dont l’homme est absent et où la faune sauvage s’épanouit. Pour d’autres, c’est l’exemple emblématique de la folie des hommes, qui reste un enfer irradié où toute forme de vie est affectée.
Entre mythe et réalité, les conséquences de l’accident du 26 avril 1986 restent sujettes à débat 30 ans après.

Photos provenant de webcams placées sur des sites contaminés à Tchernobyl

publié le