CNRS UFC
Connexion Indicateurs de Recherche Agenda Annuaire

Recherche > Thèmes, Actions et Projets

Lancement du programme CARELI

Quels sont les effets éventuels de la « protection » du renard comparés à son classement comme espèce « chassable et susceptible d’occasionner des dégâts (CSOD) » ? Telle est la question à laquelle cherche à répondre le programme décennal CARELI, initié par un consortium regroupant le monde de l’agriculture, de la chasse, et des naturalistes, avec l’appui de chercheurs de l’Université de Franche-Comté.


En 2018, dans le département du Doubs, la proposition de classement du renard dans la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts a suscité de vives polémiques, les parties prenantes arguant, à propos des différentes composantes du socio-écosystème régional, d’effets négatifs de l’espèce (par exemple prédation sur le gibier comme le lièvre ou sur des espèces patrimoniales, dégâts aux poulaillers, etc.) ou positifs (consommation de campagnols prairiaux posant problème aux agriculteurs, etc.).

Lors des débats de la formation spécialisée de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), ses membres (agriculteurs, chasseurs, naturalistes...), au lieu de rester stérilement sur leurs positions, et actant du besoin de mesurer objectivement les effets d’une prise de décision réglementaire, se sont appuyés sur les chercheurs pour proposer collectivement un dispositif de recherche-action baptisé CARELI (pour CAmpagnol REnard LIèvre) visant, au terme de l’étude, la mise en place d’une gestion adaptative du renard.

Dans un premier temps, il s’agit de comparer les effets d’une différence de statut (espèce « protégée » comparée à « chassable et inscrite dans la liste des organismes susceptibles d’occasionner des dégâts ») sur :

  • les populations de campagnols prairiaux
  • les populations de lièvre
  • la contamination du milieu par l’échinocoque alvéolaire
  • les dégâts aux élevages avicoles (poulaillers…)
  • d’autres espèces et événements mesurables (espèces d’oiseaux nicheuses au sol, dégâts dans les exploitations agricoles…)

Ce dispositif pilote de surveillance concertée vise, à terme, non seulement à apporter un certain nombre de réponses objectives à des questions débattues en CDCFS, mais surtout la mise en place d’une nouvelle approche de ce genre de questions relatives aux socio-écosystèmes multifonctionnels, ainsi que produire des outils d’aide à la décision. Cette approche concertée et collaborative pourrait être étendue ensuite au niveau national y compris pour d’autres espèces.

Pour en savoir plus :
- voir l’article complet sur le site de la ZAAJ
et dans la presse régionale :
- l’article paru dans La terre de chez nous

publié le , mis à jour le