Partenaires

CNRS
UFC
INRAP INRA
Culture CEA
Europe L'Europe s'engage en Franche-Comté



Rechercher


Accueil > Colloques et séminaires > Colloques et séminaires organisés par le labo > 2016

La géologie, d’un séminaire à l’autre

publié le

Depuis février et jusqu’en avril, pas moins de sept séminaires de géologie sont programmés au laboratoire Chrono-environnement.

Salle de conférence -107 M

- Mardi 9 février de 13h à 14h
Vincent Thiery, du Centre de Recherche de l’Ecole des Mines de Douai, a présenté "Caractérisation et valorisation de déchets miniers passés et actuels".

- Mercredi 24 février de 13h à 14h
Romain Lafay, de l’Institut des sciences de la Terre à Grenoble, a présenté "Que peut on apprendre de l’histoire pré- et syn- orogénique en étudiant les roches ultramafiques des ophiolites des Alpes occidentales".

- Mercredi 2 mars de 11h à 12h
Émilie Bruand, en postdoctorat à l’université de Portsmouth, a présenté "Les minéraux de terres rares (apatite, titanite) : indicateurs de l’évolution crustale".

- Mercredi 9 mars de 13h à 14h
Flavien Choulet a présenté "Processus d’altération physico-chimique en milieu carbonaté et concentrations minérales secondaires en métaux de base (Zn, Pb) et petits métaux associés (Ge, Cd)".

- Mardi 22 mars de 13h à 14h
Armel Menant, ATER à l’université de Pau, a présenté "Du manteau à la croûte, dynamique de subduction et systèmes minéralisés en Méditerranée orientale".

- Jeudi 24 mars de 13h à 14h
Julie Machault, en postdoctorat à l’université de Lorraine, a présenté " Paramètres minéralogiques et microtexturaux utilisables dans les études de traçabilité des minerais métalliques ".

Résumé de son intervention :
Que ce soit à des fins spéculatives ou pour financer des conflits armés, une grande opacité entoure les filières des concentrés de matières premières minérales dont la demande ne cesse d’augmenter. Compte-tenu de l’éloignement entre les sites primaires d’extraction et les sites de production de produits finis, il est difficile d’identifier l’origine de ces produits. Dans un souci de traçabilité des concentrés, l’établissement d’une carte d’identité du minerai permettrait le contrôle des échanges dans l’industrie minérale. Le problème peut être posé en termes d’inversion : remonter au minerai d’origine en étudiant le produit vendu. Deux stades doivent être distingués : 1) la caractérisation du minerai brut et 2) la « perte de mémoire » des caractéristiques du tout-venant au cours du traitement minéralurgique. Les paramètres retenus sont la composition minéralogique, l’identification de microfaciès caractéristiques des minéraux cibles, la pseudo-succession paragénétique, le contenu et la distribution en éléments mineurs de minéraux cibles. Les minéraux cibles retenus sont la pyrite pour son ubiquité, la sphalérite car elle est susceptible d’incorporer une grande variété d’éléments mineurs, éventuellement valorisants ainsi que la chalcopyrite car elle est souvent liée aux deux autres minéraux. La comparaison de la composition chimique des phases minérales est effectuée en calculant la distance de Kolmogorov-Smirnov et de Colin-White. Des tests ont été réalisés sur les gîtes de type amas sulfuré volcanogène. Ils ont montré que les caractéristiques retenues permettaient de distinguer les pyrites, les sphalérites et les chalcopyrites de deux gisements de la province Sud-Ibérique (IPB), de sept gisements de la province d’Oural et du fumeur noir actuel de Rainbow. Les cartes d’identité obtenues permettent de discriminer les différents sites (IPB, Oural et Rainbow) et les gisements d’une même province. Les paramètres minéralogiques et microtexturaux ont également été suivis au cours du traitement minéralurgique de la mine de Neves Corvo. Pour une chaîne de traitement donnée, le paramètre « perte de mémoire » est une estimation de l’erreur commise lors de l’inversion, mais aussi une façon de caractériser une succession d’opérations minéralogiques.