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Séminaire de Cécile Remy

Les recherches de Cécile Remy sont transdisciplinaires, allant de la paléoécologie à la modélisation en passant par l’écophysiologie, la biogéographie et la gestion des écosystèmes. Elle donnera un séminaire le vendredi 26 novembre à 10h30 en salle -107M, intitulé "L’avenir des forêts de montagnes : comment mieux l’anticiper pour mieux les conserver ?"

Cécile Remy a soutenu sa thèse en paléoécologie/gestion des écosystèmes forestiers boréaux en 2016. Elle a ensuite effectué un post-doctorat au États-Unis (Nouveau-Mexique) sur la modélisation des écosystèmes forestiers. Elle est actuellement en post-doctorat et enseignante à l’université d’Augsburg en Allemagne.

Ce séminaire sera également disponible en visioconférence, après inscription auprès de Damien Rius (damien.rius chez univ-fcomte.fr).

Résumé

L’avenir des forêts de montagnes : comment mieux l’anticiper pour mieux les conserver ?
Présents sur tous les continents, les écosystèmes forestiers de montagnes couvrent environ un quart de la surface terrestre Du fait de leurs forte diversité environnementale générée par la complexité topographique, ils abritent à eux seuls plus de 85% de la biodiversité terrestre mondiale dont un grand nombre d’espèces endémiques. Or, ces écosystèmes présentent également une forte vulnérabilité face aux changements climatiques. Le réchauffement en cours ainsi que l’augmentation des perturbations extrêmes en réponse à ces changements, menacent l’équilibre des écosystèmes forestiers. En réponse, une augmentation des extinctions d’espèces ligneuses ainsi que des pertes d’habitats forestiers est attendue dans les prochaines décennies. Cependant, l’hétérogénéité spatiale des interactions à différentes échelles dans ces écosystèmes topographiquement complexes restreint fortement nos capacités à anticiper le devenir de ces forêts à l’échelle locale, et par conséquent à proposer des solutions concrètes permettant d’endiguer l’érosion de la biodiversité dans ces régions. Dans mes recherches, j’utilise la paléoécologie pour reconstruire les événements et dynamiques passés, ainsi que la modélisation pour simuler les paysages forestiers futurs. Ces deux approches complémentaires me permettent d’observer et d’analyser les interactions environnementales à différentes échelles de temps et d’espace afin d’évaluer la résistance et la résilience des forêts aux changements climatiques et aux perturbations naturelles associées.
Mes travaux passés et mes projets s’articulent autour de quatre questions de recherches qui sont :
1. À quelle échelle spatiale doit-on travailler pour anticiper les conséquences des changements climatiques en cours sur les dynamiques de perturbation naturelle et des espèces ligneuses ? (le cas des feux en forêt boréale canadienne)
2. Comment anticiper les régimes de perturbations naturelles et les trajectoires de végétation à l’échelle régionale/locale le long des gradients d’altitude ? (le cas des feux dans les forêts du sud-ouest des États-Unis)
3. Quelles sont les processus induisant des changements de végétation sur le long-terme dans les forêts de montagnes ? (projet dans les Alpes bavaroises)
4. Où concentrer les efforts de conservation de la biodiversité forestière dans les forêts de montagnes ? (projet en Europe centrale)
L’objectif final de mes travaux et d’offrir des outils pour aider les gestionnaires forestiers, les décideurs et le public à s’orienter vers des actions de conservation réalisables à court terme et se concentrant sur les habitats forestiers à fort potentiel en termes de biodiversité pour le futur.

publié le , mis à jour le