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Soutenance de thèse de Céline Maicher

Céline Maicher a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse intitulée : Évolution des relations homme/parasite/environnement au Néolithique : Approche intégrée et premiers essais de spatialisation sur les sites lacustres européens.
La soutenance se déroulera le vendredi 13 décembre à 10h en salle -107M à Chrono-environnement (bâtiment Propédeutique, 16 route de Gray, Besançon).

Composition du jury :
Maxence Bailly, MCF – HDR, UMR 7269 LAMPEA, Aix-Marseille, Rapporteur
Olivier Dutour, Pr., EPHE, UMR 5199 PACEA, Bordeaux, Rapporteur
Frédéric Grenouillet, Pr., UMR 6249 Chrono-environnement, Besançon, Examinateur
Jean-Denis Vigne, DR, UMR 7209 AASPE, Paris, Examinateur
Maria Saña, Pr., Universitat Autònoma de Barcelona, Barcelone, Examinatrice
Yolaine Maigrot, IR, UMR 8215 Trajectoires, Nanterre, Examinatrice
Matthieu Le Bailly, MCF – HDR, UMR 6249 Chrono-environnement, Besançon, Codirecteur de thèse
Hervé Richard, DR, UMR 6249 Chrono-environnement, Besançon, Directeur de thèse

Invitation à télécharger ICI

Résumé :
Le Néolithique est caractérisé par de profonds changements sociétaux, comme le passage d’un mode de subsistance chasseur-cueilleur à agro-pastoral, l’augmentation de la démographie, la hiérarchisation, les mouvements de populations, l’évolution des régimes alimentaires, ou encore la gestion des déchets. Dans le cadre de ce travail de doctorat, nous nous sommes intéressés à l’impact de ces changements sur la diversité des parasites, en particulier les helminthes digestifs. Le corpus étudié réunit plusieurs sites de contextes humides dont les datations couvrent une période allant de 5000 à 2500 av. J.-C. La plupart correspond à des villages « palafittes », installations de bord de lac bien représentées en Europe, qui sont d’excellents enregistreurs de ces changements, grâce à des conditions de conservation souvent idéales.
Il apparait que les changements culturels, mais aussi environnementaux, qui ont lieu entre le VIe et IIIe millénaire av. J.-C., ont eu des conséquences sur la diversité des parasites digestifs. Au travers de plusieurs exemples, ce travail vise à comprendre les mécanismes qui ont permis aux parasitoses de s’ancrer profondément dans le quotidien des populations humaines et animales du Néolithique. Pour certains sites étudiés, la stratégie d’échantillonnage a permis de spatialiser les données acquises. Cette approche originale permet une plus grande intégration de l’étude des parasites anciens aux problématiques archéologiques.

publié le