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Soutenance de thèse de Ines Pactat

Ines Pactat soutiendra sa thèse intitulée L’activité verrière en France du VIIIe au XIe siècle. Résilience et mutations d’une production artisanale, le jeudi 3 septembre à 14h, dans la salle de conférence de la MSHE C.N. Ledoux, au 1 rue Charles-Nodier à Besançon.

Vu les conditions sanitaires actuelles, l’accès à la soutenance se fait sur réservation auprès d’Ines Pactat : ines.pactat chez univ-fcomte.fr

Invitation à télécharger ICI

Composition du jury :
Philippe BARRAL, Professeur, Université de Bourgogne Franche-Comté (directeur)
Luc BOURGEOIS, Professeur, Université de Caen Normandie (rapporteur)
Patrick DEGRYSE, Professeur, Université de Leiden (examinateur)
François FAVORY, Professeur honoraire, Université de Bourgogne Franche-Comté (ex-directeur)
Danièle FOY, Directrice de recherche émérite, CNRS/Centre Camille-Jullian (co-directrice)
Bernard GRATUZE, Directeur de recherche, CNRS/IRAMAT (tuteur)
Marie-Dominique NENNA, Directrice de recherche, CNRS/IFAO (rapportrice)

Résumé :
Le haut Moyen Âge constitue une période charnière dans l’histoire de l’artisanat du verre où s’opèrent d’importants changements dans le système de production. Ces mutations sont perceptibles par l’apparition de nouvelles recettes de fabrication, mais nous ignorons encore largement quelles en sont les modalités, les causes et les conséquences sur l’économie verrière.
Fautes de données suffisantes sur les structures artisanales elles-mêmes, que ce soit par le biais de l’archéologie ou des sources écrites, l’évolution de l’activité verrière a pu cependant être appréhendée par l’étude des productions selon différentes approches complémentaires – typologique, chronologique et archéométrique.
Pour ce faire, le propos a été focalisé sur les objets en verre soufflé découverts en France et datés entre le début du VIIIe et la fin du XIe siècle, c’est-à-dire la vaisselle en verre, le luminaire et le vitrage. Afin de disposer d’un corpus de références suffisamment important et pertinent, la totalité du territoire français métropolitain actuel a été considérée et 114 collections issues de sites de production ou de consommation ont été étudiées. L’identification des différentes matières premières utilisées grâce aux analyses physico-chimiques a été mise en perspective avec l’évolution des productions, de leur forme et de leur décor. La reconstitution de la chaîne opératoire du verre a révélé la capacité de résilience des artisans du haut Moyen Âge qui ont mobilisé des ressources innovantes afin de poursuivre leur art et répondre à une demande grandissante.

publié le