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Soutenance de thèse de Jordan Labbe

Jordan Labbe a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse intitulée : "Étude de la vulnérabilité et de la réactivité des hydrosystèmes alluviaux face aux changements globaux. Exemple de la rivière Allier et de sa nappe alluviale (Massif Central, France)". Celle-ci se tiendra le vendredi 20 octobre à 14h30 dans l’Amphi Duffieux (16 Route de Gray, 25000 Besançon, Bâtiment Propédeutique).
Son travail a été dirigé par Hélène Celle (Université de Franche-Comté, Chrono-environnement) et co-dirigé par Gilles Mailhot (Université Clermont Auvergne, Institut de Chimie de Clermont-Ferrand), il rentre dans le cadre du projet AUVERWATCH.

Invitation à télécharger ICI

Composition du jury
Alain Dupuy, Bordeaux INP, Rapporteur
Frédéric Huneau, Université de Corse, Rapporteur
Julie Albaric, Université de Franche-Comté, Examinatrice
Jean-Charles Beugnot, Université de Franche-Comté, Examinateur
Jessy Jaunat, Régie de l’Eau Bordeaux Métropole, Examinateur
Marie-Laure Clauzet, Clermont Auvergne Métropole, Invitée
Hélène Celle, Université de Franche-Comté, Directrice de thèse
Gilles Mailhot, Université Clermont Auvergne, Co-directeur de thèse

Résumé
Les hydrosystèmes alluviaux constituent une ressource en eau dont l’exploitation est privilégiée pour subvenir aux besoins pour l’irrigation, les industries et l’approvisionnement en eau potable. En effet, ces systèmes aquifères sont peu profonds, perméables et donc facilement exploitables. Ce sont ces mêmes caractéristiques qui en font des ressources en eau sous tensions face au changement global. Ainsi, au niveau du bassin versant de la rivière Allier (14 300 km²), les précipitations, débits et niveaux de la nappe alluviale sont en baisse et les prélèvements par usages sont en hausse (Labbe et al., 2023). La rivière Allier subit des étiages de plus en plus intenses et récurrents. Les conséquences de cette diminution du débit pendant de longues périodes sur l’hydrosystème Allier et plus particulièrement sur la nappe alluviale, ne sont pas connues et interrogent les gestionnaires de la ressource en eau. Un modèle de type pluie-débit sous GARDENIA permet de tester différents scénarii climatiques. On montre ainsi que, à l’horizon 2030-2070, les débits de la rivière et les niveaux de nappe diminuent. À une échelle plus fine, une modélisation numérique sous MODFLOW montre que si le champ captant du Val d’Allier, utilisé pour l’alimentation en eau potable de la ville de Clermont-Ferrand, reste susceptible de satisfaire les besoins en eau, les rabattements indiquent une potentielle tension sur la ressource qu’il conviendra de prendre en compte dans sa gestion future. Ce phénomène est amplifié si l’incision de l’Allier dans son lit se poursuit. A l’échelle des alluvions, nous montrons par différentes méthodes (hydrodynamique, géophysique, descriptive et des mesures distribuées de température) leur hétérogénéité, qui impacte directement les flux souterrains et donc les propriétés de transport du milieu. Notre approche intégrée à différentes échelles, au travers de l’exemple de l’hydrosystème Allier, permet de mieux appréhender la complexité du milieu alluvial et de donner des pistes de réflexion quant à sa gestion actuelle et future.

publié le , mis à jour le