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Bertil Nlend : entre la thèse et l’HDR, un parcours scientifique en construction

21 juillet 2026 | Actualités, GÉODE, GT EAU, Portrait, Soutenances

Bertil Nlend a récemment soutenu son Habilitation à diriger des recherches au laboratoire Chrono-environnement. Ses travaux, intitulés « Fonctionnement et vulnérabilité des hydrosystèmes continentaux : une approche hydro-bio-géochimique pour répondre aux défis de l’Anthropocène », s’inscrivent dans une réflexion sur les impacts des activités humaines sur les ressources en eau et les écosystèmes. Rencontre

Labo –  Les dates de ta thèse ?
BN : J’ai réalisé mon doctorat en cotutelle entre l’Université de Douala (Cameroun) et l’Université Bourgogne Franche-Comté, de 2016 à 2019, sous la direction d’Hélène Celle, professeure en hydrogéologie. Mon sujet de thèse s’intitulait : « Processus hydrologiques dans une zone côtière hyper-humide sous forte influence anthropique (Douala, Cameroun). Une étude géochimique de la dynamique de l’eau, de l’atmosphère au sous-sol. » Le 10 septembre prochain, cela fera exactement sept ans que j’ai soutenu ma thèse.

Qu’as-tu fait après la thèse ?

À l’issue de mon doctorat, j’ai travaillé pendant un peu plus d’un an à l’Institut de Recherches Géologiques et Minières (IRGM) au Cameroun. J’y ai mené des travaux portant sur le fonctionnement des eaux souterraines au sein de la zone critique.

Par la suite, j’ai eu la chance d’effectuer un postdoctorat à l’Université de Corse. Cette expérience m’a permis d’élargir mes compétences scientifiques, de développer de nouvelles collaborations et de renforcer mon expertise en hydrogéologie et en géochimie de l’environnement.

Quel poste occupes-tu aujourd’hui ?

Depuis maintenant quatre ans, je suis maître de conférences à l’Université de Douala. Comme tout enseignant-chercheur, j’assure une charge d’enseignement d’environ 200 heures par an.

En parallèle, je m’épanouis dans les activités de recherches. Je co-dirige notamment le Groupe Eau et Environnement, dont les travaux couvrent un large spectre de thématiques, depuis la dynamique atmosphérique jusqu’à l’étude des aquifères, en passant par les processus de circulation des eaux et les problématiques de contamination des eaux souterraines.

Ta collaboration avec Hélène Celle s’est-elle poursuivie pendant ces sept dernières  années ?

Oui, notre collaboration ne s’est jamais interrompue. Dès la fin de ma thèse, Hélène m’a encouragé à co-encadrer un doctorant. C’est ainsi que, dans le cadre du projet CAYMAN, nous avons co-encadré les travaux de thèse de Jeanot Fongoh, qui a soutenu en septembre 2025 après avoir effectué trois mobilités au laboratoire Chrono-environnement.

Nous avons également collaboré sur plusieurs projets soutenus par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), notamment à Douala et dans le bassin du lac Tchad. Au fil des années, Hélène est devenue l’une de mes principales collaboratrices scientifiques. Nous avons cosigné plusieurs publications portant sur des thématiques variées, menées dans différentes régions d’Afrique.

Aujourd’hui, continuez-vous à travailler ensemble ?

Oui, bien sûr, et nous avons encore de nombreux projets en perspective, aussi bien en France qu’en Afrique. Notre collaboration est toujours aussi dynamique, et nous ne sommes pas près de nous arrêter !

Par ailleurs, le projet que je développe dans le cadre de mon HDR porte sur l’antibiorésistance, une thématique qui dépasse le seul champ de l’hydrogéologie et s’inscrit pleinement dans une approche interdisciplinaire de la santé environnementale.

Dans cette perspective, nous souhaitons renforcer les collaborations avec des collègues du groupe PATHOGÈNES du laboratoire Chrono-environnement. Le réseau scientifique va s’agrandir !

Sélection de publications

  • A. M. Nour, B. Djimet D. Bichara, F. Sylvestre, B. Nlend, C. Vallet-Coulomb, A. Moussa. Hydrogeological functioning of the Massenya floodplain, Lake Chad Basin: insights from stable isotopes and hydrochemistry. Aquatic Sciences (2026) 88:54 

    Les résultats de cet article soulignent le rôle crucial des zones humides dans la résilience des aquifères au Sahel.

     

  • Nlend B., Huneau F., Garel E., Santoni S., Leydier T. Rainfall and groundwater isotopes to investigate aquifer recharge mechanisms and seasonality in the Mediterranean region. Implications for long-term groundwater sustainability in the climate change context. Journal of Hydrology: Regional Studies, Volume 61, 2025, 102671, ISSN 2214-5818, Elsevier.

    Ce travail est une contribution à la compréhension de la réponse des aquifères aux différents scénarios climatiques dans la région méditerranéenne.

 

  • Komba D.E., Nkoue Ndondo G.R., Riotte J., Audry S., Nlend B. et al. Exploring the nexus between hydroclimatic variability, population growth, land use land cover change, and long-term upper Nyong Basin River chemistry (Central Africa rainforest). Sci Rep 15, 27580 (2025). 

    Cet article explore la réponse des hydrosystèmes aux variations hydroclimatiques, à la pression démographique et aux changements d’usage des terres, dans une région sous-documentée en Afrique équatoriale humide.

 

 

 

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Crédit du bandeau : Bertil Nlend pendant sa soutenance d'HDR. @J. LABBE
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