En juin 2026, l’équipe du projet MUSLI était sur le terrain, au lac de Gérardmer, pour la mise en place d’un dispositif de biosurveillance active avec l’utilisation de chironomes. Ce projet de recherche étudie à la fois les impacts des anciennes munitions immergées et ceux de l’eutrophisation sur les écosystèmes lacustres.
Une approche innovante pour suivre les contaminants issus des munitions immergées…
En mai 2026, une première phase de reconnaissance visuelle des dépôts de munitions immergées avait été menée par les laboratoires Chrono-environnement (Besançon) et Biogéosciences (Dijon) dans le cadre d’une campagne de plongée scientifique. Cette étape de terrain avait permis de caractériser les zones d’intérêt et de préparer le déploiement d’un dispositif expérimental de biosurveillance active in situ. Les 11 et 12 juin 2026, des cages contenant des larves du modèle biologique Chironomus riparius ont été installées directement sur le site d’étude par les équipes de plongée scientifique, avant leur récupération une semaine plus tard.
Cette approche par caging permet d’évaluer, en conditions environnementales réelles, le transfert des contaminants associés aux munitions immergées vers les organismes aquatiques. Elle repose sur l’exposition contrôlée d’organismes sentinelles afin de mesurer leur niveau d’imprégnation et de mieux caractériser la biodisponibilité des substances présentes dans le milieu.
Par son caractère expérimental, son déploiement en milieu naturel et l’appui de la plongée scientifique, cette mission constitue une démarche originale.
Au-delà de son intérêt scientifique, cette campagne de terrain a illustré tout le potentiel de la plongée scientifique pour mener des expérimentations au plus près des sites d’étude. Elle a également été marquée par une forte dynamique collaborative, réunissant plongeurs scientifiques, chercheurs et étudiants autour d’un protocole commun, dans un esprit de coopération, de partage des compétences et d’échanges interdisciplinaires.