Mardi 2 juin 2026 s’est tenue à Paris la cérémonie de remise du Prix du Jeune Chercheur du Jane Goodall Institute France. En post-doctorat au laboratoire Chrono-environnement, Léa Bariod a reçu le deuxième Prix du Jeune Chercheur. Cette distinction récompense ses travaux en écotoxicologie sur les effets des multi-expositions aux contaminants chimiques sur la santé de la faune sauvage.
En candidatant à ce prix, Léa Bariod a souhaité mettre en avant un parcours construit à l’interface entre écologie, parasitologie, écophysiologie et écotoxicologie. Ses recherches portent sur les conséquences des contaminations multiples, métaux lourds et pesticides, sur la santé des animaux sauvages, notamment à travers leurs effets sur le microbiote intestinal, l’immunité et la condition physiologique.
Son objectif est de mieux comprendre comment les pressions humaines modifient les équilibres biologiques au sein des écosystèmes.
Une part importante de ses recherches porte sur les « co-expositions », c’est-à-dire l’exposition simultanée à plusieurs contaminants. Cette question représente un enjeu majeur en santé environnementale, car les espèces sauvages sont exposées à des mélanges complexes de polluants dans leur milieu naturel.
Pour étudier ces mécanismes, Léa Bariod mobilise des approches interdisciplinaires associant écotoxicologie, microbiologie et écologie. Ses travaux sur des espèces bio-indicatrices, comme le busard cendré et le mulot sylvestre, ont mis en évidence des liens entre l’exposition chronique à des cocktails de contaminants, les modifications du microbiote intestinal et certaines altérations physiologiques.
Ce travail de recherche est le fruit de nombreuses collaborations et recevoir le Prix Jane Goodall représente une reconnaissance importante et un encouragement à poursuivre des travaux dédiés à la compréhension et à la protection du vivant face aux pressions environnementales actuelles.
