MEHTA

Projet MEHTA

Managing Environmental Hotspots and Transmission of AMR

Projet en cours
Avec le changement climatique, une gestion raisonnée des ressources en eau devient cruciale pour l’irrigation. L’usage des eaux usées traitées s’impose en agriculture, mais les effets de l'ingestion de légumes irrigués par ces eaux sur le microbiote intestinal et la résistance aux antibiotiques restent inconnus. Pour y remédier, l’ANR/INSERM finance le projet MEHTA dans le cadre de France 2030, un programme de recherche prioritaire sur la résistance aux antibiotiques.

Dans une approche « One Health« , le projet MEHTA (« Managing Environmental Hotspots and Transmission of AMR« ), dirigé par le Pr Edward Topp, réunit plusieurs équipes de l’INRAe Dijon et de Chrono-Environnement / CHU de Besançon. L’objectif global est de caractériser la dynamique de la résistance aux antibiotiques dans les systèmes agricoles irrigués avec des eaux usées traitées. Au sein du laboratoire du Pr Didier Hocquet (Chrono-Environnement), nous étudions les effets de cette irrigation sur le microbiote intestinal, la sélection de bactéries pathogènes antibiorésistantes et le transfert horizontal des gènes impliqués dans cette résistance (WP3 du projet MEHTA, Cf. Figure).
L’antibiorésistance, menant à des impasses thérapeutiques, constitue un défi majeur de santé publique. Il est donc crucial d’évaluer l’impact de la consommation de légumes irrigués par ces eaux, potentiellement enrichis en antibiotiques et en gènes de résistance. Ces traces d’antibiotiques pourraient perturber l’équilibre bactérien dans les biofilms microbiens intestinaux, fragilisant une barrière naturelle contre les infections et favorisant l’émergence de pathogènes résistants.

Organisation du projet MEHTA : WP1. Contaminants microbiens et chimiques des cultures irriguées par des eaux usées. WP2. Validation des méthodes de décontamination des flux de déchets. WP3. Contamination des produits alimentaires – conséquences sur le microbiome intestinal. WP4. Évaluation des concentrations d’antibiotiques sans effet dans le sol. ©Thibault BOURDIN (certaines illustrations ont été créées sur BioRender)

Notre approche innovante repose sur une méthode combinant des essais in vitro sur les biofilms bactériens intestinaux et une préculture en chémostat. Cette stratégie nous permet d’explorer l’hypothèse selon laquelle l’ingestion de traces d’antibiotiques (1) compense le coût biologique de la résistance, (2) altère la résilience du microbiote intestinal, et (3) favorise l’implantation de pathogènes multirésistants dans le microbiote digestif.

En bref

Durée du projet : du 01/07/2023 au 30/06/2026
Financement : ANR – 999 722 €
Coordination du projet : Pr. Edward TOPP
Personne référente au sein du laboratoire :
  • Didier Hocquet, Professeur – UMLP, PATHOGENES
    dhocquet@-Code to remove to avoid SPAM-univ-fcomte.fr, +33 (0)3 70 63 21 34, bureau R212 (HdC)
Personnels recrutés :

  • Thibault BOURDIN (postdoc) : WP3. Contamination des produits alimentaires – conséquences sur le microbiome intestinal.
Partenaires et laboratoires associés :

  • Chrono-environnement UMR 6249 CNRS-UFC / CHU de Besançon
  • INRAe Centre Bourgogne-Franche-Comté (UMR AGROECOLOGIE)
  • INRAe Centre Ile-de-France – Versailles-Saclay (UMR EcoSys)
  • ANSES
  • Laboratoire de Biotechnologie de l’Environnement (INRAE Occitanie-Montpellier)

En savoir plus

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