PCR Chalain-Clairvaux
PCR Agriculture Chalain-Clairvaux
L’hypothèse de l’exploitation agricole de la tourbière littorale du lac de Chalain et Clairvaux (39) au Néolithique et à l’âge du Bronze
Les investigations pédologiques conduites en périphérie du lac de Chalain mettent en évidence des traces agraires dans la zone littorale du lac. Des sondages ont permis d’identifier des indices de mise en valeur agricole. Les analyses (micromorphologiques, minéralogiques, matière organique, micro-restes paléobotaniques…) permettent d’interpréter ces structures comme des résidus de foyers d’écobuage. Cette pratique agraire modifiait les sols argilo-humiques et augmentait les rendements agricoles.
Les habitats palafittiques du Jura ont fait l’objet de plusieurs décennies de fouilles dirigées par P. Pétrequin et son équipe pluridisciplinaire. Les sites situés en bordure des lacs de Chalain et Clairvaux sont inscrits depuis 2011 sur la Liste de l’UNESCO.
Des sondages effectués dans la zone littorale ont permis d’identifier des granules de terres cuites qui n’étaient pas associées à des bâtiments. On peut ainsi reconstituer la géométrie de ces « couches ocres » dont l’analyse indique des pratiques agraires de type écobuage. La cuisson du sol se faisait à des températures peu élevées, probablement 450- 550°C. C’est ainsi la preuve de l’exploitation agricole des terres littorales situées immédiatement en arrière des sites palafittiques. Cette technique agricole singulière, qui vise à cultiver les terres argileuses de bas-fonds humides, est ainsi identifiée dès le début du Néolithique, d’autres traces sont datées de l’âge du Bronze et du Moyen Âge. De nombreuses analyses viennent conforter ces données : phytolithes, pollens, macro-restes végétaux, traces de paléo-incendies, matière organique, analyses de géochimie minérale, spectro-colorimétrie et micromorphologie.
Des sondages effectués dans la zone littorale ont permis d’identifier des granules de terres cuites qui n’étaient pas associées à des bâtiments. On peut ainsi reconstituer la géométrie de ces « couches ocres » dont l’analyse indique des pratiques agraires de type écobuage. La cuisson du sol se faisait à des températures peu élevées, probablement 450- 550°C. C’est ainsi la preuve de l’exploitation agricole des terres littorales situées immédiatement en arrière des sites palafittiques. Cette technique agricole singulière, qui vise à cultiver les terres argileuses de bas-fonds humides, est ainsi identifiée dès le début du Néolithique, d’autres traces sont datées de l’âge du Bronze et du Moyen Âge. De nombreuses analyses viennent conforter ces données : phytolithes, pollens, macro-restes végétaux, traces de paléo-incendies, matière organique, analyses de géochimie minérale, spectro-colorimétrie et micromorphologie.
Le littoral du lac de Chalain et les fouilles de 2024 ©Vincent BICHET
Niveau d’écobuage du Moyen Âge (Chalain, Doucier) ©Christophe PETIT
Notre hypothèse est celle de la mise en culture des marais littoraux. Leur inondation en période de dégradation climatique rendait leur culture impossible et expliquerait le départ des populations locales et leur absence durant les périodes froides et humides. À l’inverse, l’exploitation agricole des marais asséchés au cours des phases de climat plus sec et plus chaud expliquerait que les villages s’implantaient préférentiellement dans les zones où les marais étaient développés. La mise en culture de ces terres littorales, plus fertiles, aurait limité l’exploitation agricole et donc le défrichement des versants peu productifs. L’analyse de forages profonds effectués au centre des lacs doit permettre d’évaluer l’impact réel des agriculteurs du Néolithique et de l’âge du Bronze sur l’environnement local.
En bref
Durée du projet : du 01/01/2023 au 31/12/2025
Financement : PCR Ministère de la Culture + laboratoires impliqué
Coordination du projet : Christophe Petit (Arscan) et Hervé Richard (Chrono-environnement)
Personnes référentes au sein du laboratoire :
- Hervé Richard, Directeur de Recherche Émérite, SOPASTherve.richard@-Code to remove to avoid SPAM-univ-fcomte.fr, +33 (0)6 07 75 30 10, bureau -110M (La Bouloie)
Autres membres du laboratoire impliqués :
- Vincent BICHET
- Damien RIUS
- Olivier GIRARDCLOS
- Julien DIDIER
- Émilie GAUTHIER
- Caroline SCHAAL
- Valentin CHEVASSU
Personnels recrutés :
- Alix SIMONELLI (thèse sous la direction de C. Petit, E. Gauthier, D. Rius.) – Végétation et signal incendie autour des lacs de Chalain et Clairvaux.
- Thomas LAGANE (thèse sous la direction de C. Petit et O. Girardclos) – Les teneurs élémentaires et les rapports 87Sr/86Sr sont-ils de bons traceurs de la provenance des bois archéologiques des stations palafittiques 3 et 4 de Chalain ?
Partenaires et laboratoires associés :
- Chrono-environnement Besançon
- ArScAn (UMR 7041) / Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
- ArTeHiS (UMR 6298), Dijon
- UMR 7360 LIEC (Université de Lorraine/CNRS)
- UMR 8096 ArchAm/ UMR 8212 LSCE
- LIVE (UMR7362), Strasbourg
Maquette d’un village lacustre ©Latenium
En savoir plus
Désolé, pas d'actualité pour l'instant.
Plateforme technologique associée
Chaines opératoires PEA²t
Références bibliographiques :
- Christophe Petit, Anthony Denaire, Clément Menbrivès, Vincent Bichet, Laure Fontana, et al.. Approche multiproxy des pratiques agricoles en bordure du lac de Chalain : l’apport de nouveaux éléments à un vieux débat. Colloque Internéo, Association Internéo, Nov 2024, Paris, France. ⟨halshs-04863467⟩
Galerie
Crédits image du bandeau : Vue du lac de Chalain depuis un ULM ©A. PARRAD




